Sophie de la Rochefoucauld, l’aristo’ pasionaria des Insoumis.

Sophie de la Rochefoucauld est issue d'une illustre lignée au sein de l'aristocratie française. Ancienne actrice, son parcours est marqué par les années d'engagement de ses parents aux côtés des communistes. Aujourd'hui, elle a fait le choix de s'investir activement en politique, en rejoignant les rangs de la NUPES, dont elle ne dissimule nullement son soutien ardent, et en partageant ouvertement ses convictions sur les réseaux sociaux. 

Son visage n'est pas étranger aux Français. Actrice de profession, Sophie de la Rochefoucauld a amorcé sa carrière en 1983 en incarnant la figure de la reine Anne d'Autriche dans « Richelieu ou La journée des dupes ». Après quelques apparitions au théâtre, elle a percé au petit écran en jouant des rôles mémorables dans des séries populaires telles que « L'Instit », « Les Cordier, juges et flics », « Joséphine, Ange gardien », « Commissaire Magellan », et même « Plus belle la vie », dont sa mère, Michelle Bessy Podroznik, est l'une des productrices.

Sophia Chikirou et Sophie de la Rochefoucauld @tweeter

Une lignée prestigieuse au service du peuple 

Bien que portant un blason illustre, Sophie de la Rochefoucauld a toujours évolué dans une atmosphère de rébellion constante. Son père, le comte Jean-Dominique Marie Henri de La Rochefoucauld (1931-2011), était un membre éminent du Parti communiste (PC). Un scénariste et réalisateur salué pour sa prolixité et sa subtilité, comme l'a souligné à son décès Frederic Mitterrand, alors ministre de la Culture et de la Communication. C'est donc tout naturellement qu'elle a choisi de s'engager en politique, figurant sur une liste Gauche populaire et citoyenne lors des élections régionales en Île-de-France en 2004. Un choix qui résonne avec celui de ses ancêtres, tels que le duc Louis-Alexandre de La Rochefoucauld, fervent partisan des Lumières, qui, de député de la noblesse, a finalement rallié le Tiers-état lors des États généraux de 1789. Un choix qui ne lui permettra pourtant pas d’échapper à la colère des insurgés lors de la chute de la monarchie et à son assassinat par les soldats de la Révolution française en septembre 1792. « S'ils ont perdu la tête, c'est qu'ils le méritaient. Je ne suis pas pour la Terreur, mais cette période était mouvementée, complexe. Une révolution ne se fait pas sans quelques dégâts collatéraux » affirmait étrangement à ce propos  Sophie de la Rochefoucauld lors d'une interview accordée à Rue 89.

 

 

Un engagement de conviction 

Cette comédienne est également une plume, ayant rédigé des articles pour « L'Humanité », l'organe du Parti communiste. Citoyenne engagée, elle a milité longuement au sein du Réseau éducation sans frontières (RESF), défendant la cause des sans-papiers. En 2011, elle a décidé de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2012, rejoignant le conseil de campagne du Front de Gauche, où elle souhaitait s'impliquer « complètement », car « le Front de gauche est le plus à même de répondre aux interrogations du peuple de gauche » explique-t-elle. Aux élections législatives de 2022, elle a été élue suppléante de Sophia Chikirou, députée La France Insoumise (LFI) dans la sixième circonscription de Paris, avant d'être nommée au poste d'assistante parlementaire qu'elle occupe actuellement. Admiratrice du président Salvador Allende, elle tweete avec parcimonie mais également avec conviction. On la voit aux côtés de tous les cadres de la NUPES, suivant et défendant les directives de son mouvement en pleine crise existentielle, ne cachant pas son animosité envers le gouvernement du président Emmanuel Macron. Un profil atypique au sein d'une caste qui se veut habituellement plus aristocratique au sang bleu que politiquement rouge.

Rien qui ne saurait troubler cette aristo’, pasionaria de l’extrême-gauche très déterminée par son combat, Sophie de la Rochefoucauld rappelle qu’il ne sert à rien aux uns et aux autres de s’attarder sur son nom et les apparences mais plus sur ses actions au quotidien. Bon sang ne saurait mentir et elle entend le faire savoir en levant le drapeau des Insoumis, bien loin du blanc arboré par ses ancêtres, partisans de la monarchie.

Copyright@Frederic de Natal

Date de dernière mise à jour : 11/12/2023

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