Les "Hussards Bleus made in France" du prince Joachim Murat

Invité de l’émission BFM Business, le prince Joachim Murat, parrain des « Hussards Bleus made in France », a farouchement défendu l’industrie française appelée à reconquérir l’espace national. Une première intervention, sur une chaîne de télévision nationale, maîtrisée pour le descendant du Maréchal du Premier Empire de plus en plus présent sur la scène médiatique.

Le prince Joachim Murat, âgé de 50 ans, incarne l’héritage napoléonien sous toutes ses formes. Véritable vedette sur les réseaux sociaux, ses nombreuses interviews sont régulièrement visionnées par des dizaines de milliers de personnes et suscitent un engouement qui pourrait faire pâlir l’étoile de certains membres du gouvernement. Porte-parole du bonapartisme, dont il se revendique fièrement, il est également un gaulliste républicain assumé qui n’oublie pas pour autant les origines impériales de sa famille. Une maison qui a également occupé le trône de Naples de 1808 à 1815. Chaque année, il vient honorer la mémoire de l’Aigle à l’Hôtel des Invalides.

 

 

Le prince Murat, un héritier engagé dans la défense économique française 

Il est devenu récemment le parrain de la première promotion des « Hussards Bleus du Made in France », mise en place par le groupe industriel Galilé. Lors de la soirée inaugurale de ce dispositif innovant de formation de haut niveau en décembre 2023, le prince Joachim Murat avait expliqué que « c’était exactement ce dont le pays avait besoin pour défendre l'industrie française sur le vaste champ de manœuvre de l'économie nationale et mondiale ». C’est à ce titre qu’il a été invité par le journaliste Nicolas Doze sur le plateau de télévision de BFM Business, aux côtés d’Éric Michoux, dirigeant de Galilé. « Quand (il) m’a proposé d’être le parrain des « Hussards Bleus du made in France », cela a été une évidence pour moi. On ne peut pas faire plus hussard que ce besoin d’industrie en France, partir à la conquête des marchés, on ne peut pas faire plus hussard que le Premier Empire et Murat. Donc le mariage était naturel », a déclaré le prince Murat face à un Nicolas Doze visiblement très enjoué par cette présence inédite. « Je suis très sensible à l’industrie française dans laquelle j’ai travaillé durant 25 ans. L’Empereur Napoléon le disait lui-même, l’agriculture et l’industrie sont les deux piliers de la prospérité française », rappelle-t-il. Allusion à peine voilée aux difficultés actuelles que traversent ces deux secteurs, dont son aïeul avait également mis l’accent durant son règne à Naples.

Joachim Murat, Eric Michoux, Nicolas Doze @BFM/screenshot

Joachim Murat : Travail, rigueur, panache, esprit de corps, conquête…

Groupe français indépendant, composé de 35 filiales, Galilé est recconnu pour accompagner ses clients dans la réalisation de leurs projets industriels dans divers secteurs d’activités : manutention, machines spéciales, nucléaire, thermique, machine-outil, énergie gaz ou renouvelable, et réseaux. Éric Michoux et Joachim Murat sont des amis de longue date. Le duo fonctionne d’une même voix sur le plateau de BFM Business. Très à l’aise face au micro, le verbe assuré, le prince Joachim Murat verse dans le patriotisme économique : « Travail, rigueur, panache, esprit de corps, conquête… Les Hussards Bleus made in France devraient être suivis par tous. Il faut recréer de la prospérité », affirme-t-il. Président d’Honneur de l’Appel au Peuple, une formation politique qui a eu son heure de gloire sous la IIIe République et qui compte encore des élus locaux, Joachim Murat se dresse dans les pas du Maréchal. Sabre au clair, il ne mâche pas ses mots et décoche subtilement ses flèches tout en défendant le projet d’Éric Michoux. « Cette histoire de chômage à 7,2%, ce n’est pas vrai. Il y a 26% d’inactifs », assure le prince Murat qui affirme que la reconquête du modèle social français sera sauvée grâce à la multiplication de ce genre d’initiatives, et permettra à la France de retrouver pleinement sa voix à l’international. « C’est une formation qui a une gueule folle », renchérit un très engagé prince Murat, avec cette gouaille communicative qui le caractérise.

Si beaucoup de ses aficionados lui prêtent un destin national, espérant qu’il réitère l’action bien connue de son ancêtre lors du « 18 Brumaire », plébiscitent ses interventions dans les médias existants, le prince Joachim Murat reste pour l’instant en retrait de toute offre politique, tout en étant un acteur visible de l’échiquier national qui n’exclut rien pour autant.

Copyright@Frederic de Natal

 

Date de dernière mise à jour : 21/03/2024

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