Sixte-Henri de Bourbon-Parme rappelle qu'il incarne la légitimité carliste

Prétendant carliste à la couronne d’Espagne, le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme, se remet actuellement de problèmes de santé. Il a souhaité adresser un court message empreint de gratitude et d’espoir à ses partisans alors que le nom de son successeur n’est toujours pas connu.

C’est un prince affaibli par le poids de soucis de santé persistants qui s’est adressé à ses partisans sur son site officiel. Sixte-Henri de Bourbon-Parme, 83 ans, a dû quitter son château de Lignières pour bénéficier de soins adéquats dans une maison de repos, située dans le Berry. Le prétendant carliste à la couronne d’Espagne a exprimé sa reconnaissance pour les prières et les témoignages d'affection qu'il a reçus de la part de ses fidèles répartis aux quatre coins du globe. 

Sixte-Henri de Bourbon-Parme @facebook/ S.A.R. Don Sixto Enrique de Borbón

Un fervent défenseur de la culture hispanique

Malgré les incertitudes liées à sa santé et aux événements qui pourraient se dérouler au cours de l'année à venir, le prince Sixte-Henri reste encore attentif aux développements affectant les populations hispaniques, la chrétienté, le monde et ceux touchant le Saint-Siège (il rejette Vatican II). Entouré de quelques collaborateurs de confiance, dont la comtesse de Castries et le professeur Miguel Ayuso, président du Conseil d'études Hispaniques Philippe II, dans son message, ce descendant de Louis XIV a souligné l'importance de la discipline au sein du carlisme et de conserver une clarté de doctrine en ces temps troublés. Il a encouragé la communauté hispanique à renforcer son unité d'action, rappelant avoir transmis des instructions appropriées en ce sens aux cadres de la Communauté traditionnaliste carliste (CTC). 

Un mouvement monarchiste devenu minoritaire

La CTC a été fondée en 1975 en réaction aux réformes entreprises par le prince Charles-Hugues de Bourbon-Parme (1930-2010) jugées trop à gauche par une partie des carlistes. Refusant de reconnaître ses droits au trône d’Espagne que ceux de Juan-Carlos ou de son successeur Felipe VI, estimant que la couronne ne peut être détenue par un principe de primogéniture masculine, les carlistes avaient alors choisi le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme pour représenter leurs valeurs. Proche du franquisme ET de mouvements issus de l’extrême-droite espagnole avec lequel elle a formé une alliance, les quelques participations de la CTC à diverses élections n’ont pas été couronnées de succès, dépassant à peine les 1% de voix. Prétendant également au trône de France dans les années 1980-1990, la stratégie du prince Sixte-Henri, réputé proche du Front national de Jean-Marie Le Pen, a provoqué quelques remous au sein de la CTC. Bien qu’il incarne encore le carlisme dans tout son traditionalisme, il demeure sans enfants et n’a toujours pas nommé de successeur direct pour assurer la continuité dynastique d’un mouvement devenu minoritaire. 

Malgré tout, le prince Sixte-Henri affirme qu'il conserve la foi et espère rencontrer bientôt, en personne, les membres de la communauté hispanique, rappelant ainsi que son engagement en faveur de la culture espagnole demeure vivant.

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Date de dernière mise à jour : 08/01/2024

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