Charles Bonaparte rappelle l'héritage européen de Napoléon à Metz

Charles Bonaparte devant le portrait de Napoléon Ier Photo@MarinMenzinC’est un prince discret. Dans le cadre du bicentenaire de la mort de Napoléon Ier, Charles Bonaparte est venu assister à l'exposition « Napoléon : l'Empereur et Metz », organisée au sein de la capitale mosellane. Accueilli par les autorités municipales, le maire (Les Républicains) François Grosdidier n'a pas caché sa joie d’avoir à ses côtés l'arrière-arrière-petit-neveu de Napoléon. Le père du prince Jean-Christophe Napoléon a été invité à prononcer un discours où il a insisté sur l’importance de l’héritage européen de l’empereur de la République française et rappelé que celui-ci « était le personnage le plus recherché sur Google après Jésus Christ ». 

Charles Bonaparte posant face à Napoléon Photo@MarinMenzin« C’est un héros national et c’est un héros européen ». Venu assister à une exposition consacrée à l’empereur Napoléon Ier, dans le cadre du bicentenaire de sa mort, (le prince) Charles Bonaparte a été accueilli par le maire (Les républicains) de Metz, François Grosdidier. C’est au salon de Guise, au sein de l’hôtel de ville, que le père du prétendant actuel au trône impérial a évoqué la mémoire du troisième personnage préféré des français. Citant son exceptionnelle contribution à la construction d’un idéal européen, Charles Bonaparte a affirmé que Napoléon Ier avait été le symbole de cette « image collective que les européens se sont d’eux-mêmes ».  Il est présent partout en Europe. Que ce soit dans les pays où il a été accueilli comme un libérateur, comme par exemple en Italie ou en Pologne, ou que ce soit dans des pays où il a été perçu comme un envahisseur, c’est le cas de l’Espagne ou le Portugal, ils mettent tous en valeur le patrimoine laissé par Napoléon » a rappelé cet ancien soutien à la maire socialiste Anne Hidalgo. 

« C’est un personnage très important de l’Europe » poursuit Charles Bonaparte qui ne cache pas son adhésion aux principes de l’Union européenne depuis des décennies. Un des motifs de contentieux entre lui et son père, Louis Napoléon qui avait appelé à voter contre Maastricht, lors du référendum de septembre 1992. « L’avenir de notre pays se joue à l’échelle européenne et que c’est là que nous pouvons résoudre les problèmes de notre temps » a d’ailleurs rappelé (le prince) Charles Bonaparte, persuadé d’être entouré de « gens convaincus » par cette idée. « Napoléon était porteur de tout cela » croit savoir l’auteur de « La Liberté Bonaparte », un ouvrage qui a fait grincer des dents les milieux bonapartistes qui lui sont assez hostiles.

Charles Bonaparte discutant avec des reconstitueurs des Vosges napoléoniennes Photo@MarinMenzinUn homme «  qui s’inscrit dans une culture mondialisée qui se met en place, regardé par les européens comme un élément de leur patrimoine commun » n’hésite pas à affirmer le descendant du roi Jérôme de Westphalie et qui a reçu des mains du maire,  un livre et d’une eau forte ( gravure en taille-douce sur une plaque métallique) sur la cathédrale de Metz.

Metz a donné naissance à des généraux, de François Etienne Kellermann à François Antoine Lallemand en passant par le comte Antoine Charles Louis Lasalle, au maréchal Michel Ney qui vont fidèlement servir l’empereur Napoléon Ier. « Après la défaite de Russie de 1812, les blessés et malades se réfugient à Metz. La ville est extrêmement surpeuplée, chaque maison accueille de 10 à 30 blessés. La mortalité est phénoménale. » peut-on lire sur le site officiel de la capitale mosellane. Des habitants, enrôlés dans la Grande armée, qui vont se distinguer aussi bien en résistant 85 ans face à l’ennemi (1814) qu’à Longwy durant les Cent-jours où les messins dispersent les bavarois et font 1200 prisonniers. Un département, géré longtemps par le préfet Viénot de Vaublanc, connu pour avoir été soumis et obéissant, mais également légaliste et fidèle au Premier empire. Même si la chute du régime impérial a été accueillie avec soulagement dans la partie allemande de la Moselle.

L’exposition qui est consacrée à cette formidable épopée, qui fascine encore aujourd’hui de nombreuses générations, a été réalisée grâce aux Archives Municipales, au Musée de la Cour d'Or - Eurométropole de Metz, à l'Ordre des Avocats de Metz, aux prêts de particuliers et au 3ème régiment de Hussards.

Copyright@Frederic de Natal

Mes remerciements à Marin Menzin, conseiller municapal à Gand, secrétaire-général de l'association des Vosges napoléoniennes, qui a permis cet article. Etudiant en histoire moderne à Nancy, 22 ans, il est également l'auteur d'une biographie sur le général Drouot, co-écrit en collaboration avec Thierry Choffat à qui je dédie humblement cet article. 

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