Face aux violences qui secouent plusieurs villes françaises, Louis-Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, prétendant au trône de France, dénonce la faiblesse de l’État et réclame un rétablissement ferme de l’ordre public.
Face aux scènes de violences qui ont marqué plusieurs villes françaises ces derniers jours, le prince Louis-Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, a publié une déclaration sur ses réseaux sociaux dans laquelle il dénonce les destructions, fustige la réponse des autorités et réclame un renforcement des moyens accordés aux forces de l’ordre et à la justice.
Une prise de position qui s’inscrit dans sa conception de l’autorité publique, de la responsabilité des gouvernants et de la continuité historique de la France.
Le duc d’Anjou condamne les violences et interpelle les autorités
Les images de dégradations, d’incendies et d’affrontements avec les forces de l’ordre ont suscité une réaction particulièrement ferme du prince Louis-Alphpnse de Bourbon. Dans une déclaration consacrée aux violences survenues dans plusieurs villes françaises le 17 octobre 2026, le chef de la Maison de Bourbon fait part de sa «profonde indignation » face à des scènes qu’il juge choquantes.
« Ces scènes de violence sont insupportables », affirme-t-il dans son communiqué, estimant qu’elles ont progressivement éclipsé les revendications initiales des manifestants et empêché la majorité de s’exprimer sur les dégradations des conditions de vie sociale en France. Le duc d’Anjou prend également soin d’adresser un message de soutien à l’ensemble des personnes confrontées à ces événements, qu’il s’agisse des manifestants pacifiques, des riverains, des commerçants ou des membres des forces de sécurité et de secours.
La déclaration du prince ne s'est toutefois pas limité à une condamnation morale des violences. Il a développé une critique plus large du fonctionnement des institutions et de leur capacité à garantir la sécurité publique.
« L’analyse ne peut pas rester superficielle », prévient-il, avant d’affirmer que certains mouvements sociaux et populaires seraient, depuis plusieurs années, « gangrenés et parasités par des groupes terroristes ». Une formulation particulièrement forte qui relève de son appréciation politique personnelle et qui pourrait surprendre certains commentateurs de la vie politique française. Elle traduit néanmoins la gravité du constat qu’il entend dresser : selon lui, les violences répétées témoigneraient d’une perte d’autorité de l’État, dont les décisions seraient de plus en plus dictées par la crainte de l’affrontement. « Ces bandes terrorisent les populations, terrorisent les commerçants, terrorisent les représentants de l’ordre. Ces individus ont compris que notre État est faible et que toute démonstration de force le fait reculer. » , déplore t-il.
Il regrette ainsi le manque d’effectifs policiers et de gendarmes constaté dans plusieurs quartiers, y voyant le signe d’une préparation insuffisante. Il évoque même l’hypothèse d’une « véritable déroute des responsables politiques » si ceux-ci renonçaient, selon lui, à assurer pleinement la sécurité des Français. Près de 3000 personnes ont été interpellées en marge de ces émeutes « insurrectionnelles », et 1000 policier blessés.
Des sanctions exemplaires pour restaurer l’ordre public
Derrière cette critique se dessine une interrogation centrale : celle de la capacité du pouvoir politique à maintenir l’ordre sans renoncer aux libertés publiques. Pour le prince Louis-Alphonse de Bourbon, l’autorité ne peut se réduire à une déclaration d’intention. Elle doit se traduire par des moyens opérationnels, une réponse judiciaire effective et une volonté constante de faire respecter la loi.
Le descendant de Louis XIV réclame donc des mesures durables et dissuasive.
L’arrière-petit-fils du général Franco, qui a dirigé l'Espagne de 1939 à 1975, dénonce les pillages, les violences contre les particuliers, les incendies criminels et les destructions de biens collectifs, qu’il présente avec lucidité comme autant de manifestations d’une impunité devenue, à ses yeux, révoltante. « Pillages, violences envers des particuliers, incendies criminels, destructions de biens collectifs : tout cela s’est fait dans une impunité révoltante. Il faut que le pouvoir recouvre son autorité avant que ne surviennent de pires situations. Pour cela, il faut donner aux forces de l’ordre et aux magistrats la capacité de traiter ces individus comme des terroristes. », répète t-il.
Louis-Alphonse de Bourbon insiste par ailleurs sur la nécessité d'inscrire les sanctions dans la durée. Il ne s'agit pas seulement, à ses yeux, de réagir dans l'urgence, mais de prévenir la répétition des débordements en dissuadant ceux qui pourraient être tentés de rejoindre ces groupes. Son objectif affiché est de permettre aux manifestations de se dérouler sans dégénérer en affrontements et en destructions.
Qui est Louis de Bourbon, duc d’Anjou ?
Né à Madrid le 25 avril 1974, Louis-Alphonse de Bourbon est le fils d’Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix, et de Carmen Martínez-Bordiú. Il appartient à la branche aînée de la Maison de Bourbon et en est le chef depuis la mort accidentelle de son père, en janvier 1989.
Il porte le titre de courtoisie de duc d’Anjou et est considéré par les légitimistes, ses parrisans, comme le successeur des rois de France, sous le nom de Louis XX. Cette position ne fait toutefois pas l’objet d’un consensus entre les différentes traditions dynastiques françaises : les partisans de la branche d’Orléans reconnaissent, pour leur part, Jean d’Orléans, comte de Paris, comme leur prétendant au trône. 17% des Français souhaitent le retour de la monarchie;
Père de quatre enfants et installé en Espagne, Louis-Alphonse de Bourbon est banquier de profession et participe à des initiatives culturelles, patrimoniales et commémoratives en France. Ce conservateur et catholique assumé est également intervenu à diverses reprisessur des questions de société, en mobilisant régulièrement les références historiques et les principes qu’il associe à l’héritage monarchique.
Son statut ne lui confère cependant aucune fonction institutionnelle dans la République française. Ses déclarations relèvent donc de la prise de position personnelle d’un chef de maison dynastique, et non de la parole d’une autorité publique peu commentée par ailleurs dans l'espace médiatique, à de rares occasions. Elles témoignent néanmoins de la manière dont il entend inscrire son rôle dans le débat contemporain : en se présentant comme un héritier d’une tradition historique qu’il associe à la continuité de l’État, à la responsabilité du pouvoir et au bien commun.
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