Dans ses vœux pour 2026, le prince Louis-Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, prétendant au trône de France, dresse un constat sévère du déclin de la souveraineté française, de l’effritement de l’État et du malaise social et spirituel du pays. Une tribune politique au ton grave, nourrie d’histoire et d’espérance.
À rebours des discours convenus et des vœux institutionnels aseptisés, le prince Louis-Alphonse de Bourbon, 51 ans, a choisi la gravité et la franchise. Le duc d’Anjou, prétendant légitimiste au trône de France, s’est une nouvelle fois adressé aux Français(es) à l’orée de l’année 2026 dans une tribune dense, inquiète et résolument politique, publiée dans le magazine Valeurs Actuelles, le 16 janvier 2025.
Entre dénonciation de l’affaiblissement de l’État, alerte sur la perte de souveraineté et appel à la responsabilité collective, le descendant de Louis XIV livre un diagnostic sévère sur l’état du pays.
Une France inquiète, fracturée et abandonnée sur une scène internationale malmenée
Dès les premières lignes de sa tribune, Louis-Alphonse de Bourbon évoque un climat national pesant, marqué par la multiplication des crises économiques, sociales et humaines. « Il est difficile d’être foncièrement optimiste quand nous observons les mille sujets d’inquiétude qui préoccupent notre pays », écrit-il, allant jusqu’à évoquer une espérance qui pourrait sembler « folle » tant la situation paraît dégradée.
Le constat intérieur est tout aussi sévère. Louis-Alphonse de Bourbon décrit une France où nombre de citoyens se sentent « ruinés, imposés à l’excès, découragés et abandonnés par un État » jadis protecteur, devenu selon lui « tatillonne, obèse, vexatoire et injuste ». À ce désert spirituel ancien succéderait désormais « un désert matériel et humain », laissant les individus isolés et vulnérables. Face à cette situation, il appelle à ne pas tout attendre du gouvernement : « N’attendons pas le secours hypothétique de l’État pour œuvrer autour de nous, pour rétablir la justice là où règne l’injustice. ». Le duc d’Anjou plaide pour la renaissance des corps intermédiaires, ces structures sociales et locales capables de faire rempart contre les dérives étatiques et l’atomisation des individus.
L’actualité agricole, en particulier, cristallise à ses yeux les dérives d’un État devenu « froid et inhumain ». Les images de paysans confrontés à une administration rigide et à des forces de l’ordre déployées contre eux ont, selon lui, révélé un malaise plus profond : celui d’un modèle économique à bout de souffle et d’une souveraineté fragilisée. Dans ce contexte de tensions accrues et de réarmement mondial, le prince Louis de Bourbon souhaite voir la France à sortir d’une forme de naïveté stratégique. « Fermeté, modération et anticipation devront être les mots d’ordre », insiste-t-il, avant de rappeler une exigence fondamentale : « La patrie de Philippe Auguste et de Louis XIV ne saurait être le vassal d’aucun autre. », affirme-t-il, invoquant deux figures connues de l’histoire monarchique française.
Sur la scène internationale, le duc d’Anjou appelle à la lucidité. Le monde, écrit-il, est entré dans une nouvelle ère de rivalités impériales. « Tout porte à croire que ce début de siècle verra les empires prendre leur revanche », observe-t-il, citant la Chine, la Russie, l’Iran, les États-Unis ou encore la Turquie, chacun cherchant à étendre sa sphère d’influence.
Technologie, souveraineté et éthique, au menu du duc d'Anjou
Le prétendant au trône de France n’élude pas les bouleversements technologiques en cours. Intelligence artificielle et robotique représentent à la fois une opportunité et un danger. S’il salue les entrepreneurs et les chercheurs français qui tentent de maintenir la France dans la course à l’innovation, il appelle à une appropriation lucide et encadrée de ces outils. « L’éthique et l’humanité doivent rester au centre de la réflexion », affirme-t-il, fidèle à une conception humaniste et chrétienne de la modernité.
Héritier d’une tradition monarchique pluriséculaire, le prince Louis -Alphonse de Bourbon assume pleinement son rôle symbolique. « La succession des rois de France que j’assume en ma personne me fait également gardien et dépositaire d’une mémoire française », rappelle-il, revendiquant une continuité historique qu’il juge indispensable pour surmonter les crises présentes. Malgré la gravité du diagnostic, le message se veut résolument tourné vers l’avenir. « Il n’y a pas de situation, aussi malheureuse et désespérée soit-elle, dont le peuple français ne se soit remis », rappelle-t-il, refusant toute résignation. Il conclut enfin sur une note solennelle et personnelle, associant son épouse et ses enfants à ses vœux pour 2026, avant d’invoquer la protection de saint Louis sur la France et les Français.
Des voeux publiés avant son hommage rendu au roi Louis XVI, victime tragique de la Révolution française il y a 233 ans. Présent à la Chapelle Expiatoire, des centaines de partisans de la Légitimité se joint au prétendant au trône de France afin de se recueillir avec lui, avant que ce dernier ne rejoigne la manifestation de la Marche pour la vie.
Copyright@Frederic de Natal