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Louis de Bourbon : le cri d'alarme du chef de la maison de Bourbon

Dans une tribune publiée par le Journal du Dimanche, le prince Louis-Alphonse de Bourbon a décidé de réagir aux décès tragique de Lyhanna et de Louis. Pour l’aîné de la maison de Bourbon, ces drames révèlent les failles d'un État qui ne parvient plus à protéger les Français et appellent à restaurer une justice plus forte et plus incarnée.

Ce sont deux décès tragiques qui ont bouleversé  la France. Suffisamment pour que le prince Louis-Alphonse de Bourbon décide d’intervenir une nouvelle fois dans le débat public. 

La mort de Lyhanna, puis celle du jeune Louis en juin 2026 ont conduit le descendant des rois de France à sortir de sa réserve. Dans une tribune publiée par le Journal du Dimanche (JDD), celui que les légitimistes, ses partisans, considèrent comme Louis XX, exprime d'abord son émotion. « La mort de Louis, à 17 ans, vient à nouveau remplir d'émotion le cœur de tous les Français », écrit-il, adressant aux proches des deux victimes « toute [sa] compassion » et « toute [sa] solidarité ».

Mais très rapidement, l'émotion laisse place à une réflexion politique. Pour le duc d’Anjou ces deux affaires ne sont pas de simples faits divers. Elles traduisent une crise plus profonde touchant les institutions elles-mêmes. « Les morts de Lyhanna et de Louis traduisent un échec institutionnel », affirme-t-il.

 

 

Le symptôme d'une crise de l'autorité

À travers cette tribune, le prince dresse un constat sévère de la société française. Les violences qui se multiplient ne relèvent pas, selon lui, du hasard mais d'un affaiblissement progressif des repères collectifs.

« Il n'est de semaine qu'un drame ne vienne heurter de toute sa cruauté », observe-t-il, avant de dénoncer l'incapacité des gouvernements successifs à empêcher la répétition de ces tragédies. « Nous constatons chaque jour que leurs promesses se révèlent bien souvent limitées, voire impuissantes à prévenir la réitération de l'atrocité. », écrit le descendant de Louis XIV.

Louis-Alphonse de Bourbon reproche également à une partie des observateurs de minimiser la portée de ces crimes. « De trop nombreux analystes relativisent ou nient ce que ces crimes peuvent avoir de récurrent et de symptomatique. », ajoute-t-il. À ses yeux, ces violences témoignent d'une perte progressive du sentiment d'appartenance nationale et de l'affaiblissement des valeurs communes qui structuraient autrefois la société française.

« Cette évolution m'inquiète, car elle signale une incapacité des institutions et du tissu social à forger pleinement la conscience de la communauté d'appartenance, des valeurs morales et de la civilité. », assure-t-il

Au-delà du constat sécuritaire, c'est le fonctionnement même de l'État qui est visé. Toutefois, sans mettre en cause les magistrats eux-mêmes, auxquels il rend hommage pour leur engagement malgré le manque de moyens, Louis-Alphonse de Bourbon estime que l'organisation de la justice s'est progressivement éloignée des Français. Revenant sur les réformes du Conseil supérieur de la magistrature intervenues depuis les années 1990, il considère que celles-ci ont conduit à une institution devenue insuffisamment contrôlée et trop éloignée de toute responsabilité politique.

« Les juges en France ne sont pas seulement indépendants : ils sont autocéphales », écrit-il, regrettant que les mécanismes disciplinaires soient désormais largement perçus comme opaques par l'opinion. Selon lui, cette évolution contribue directement à la perte de confiance envers la justice. Il rappelle qu'aujourd'hui, seuls 35 % des Français déclarent lui faire confiance, un chiffre qui, selon lui, illustre le fossé grandissant entre l'institution judiciaire et la population.

 

 

Le retour de la référence capétienne comme alternative

Fidèle à la pensée qu'il développe depuis plusieurs années, Louis-Alphonse de Bourbon inscrit son analyse dans une perspective historique sans pour autant faire des propositions qui pourrait inciter les élus à légiférer.

Aarrière-petit-fils du roi Alphonse XIII comme celui du général Francisco Franco, il rappelle que la monarchie française avait placé la justice au cœur même de son exercice du pouvoir. Le chef de la maison de Bourbon évoque ainsi la figure de Louis IX (Saint-Louis) rendant la justice sous le chêne de Vincennes, symbole d'un souverain personnellement garant de l'équité et de la protection des plus faibles.

L’image d’Epinal pourrait être caricaturale si elle ne répondait pas à une attente des Français. Deux Français sur trois ne font pas plus confiance à la justice. Pour lui, cette tradition n'appartient pas seulement au passé : elle constitue l'un des fondements de l'identité politique française. « La France s'est construite autour de la figure tutélaire de la Justice royale », rappelle-t-il, voyant dans cette exigence de justice l'une des permanences de l'histoire nationale.

À cinquante et un an, le prince Louis-Alphonse de Bourbon n'exerce aucune responsabilité politique. Pourtant, sa parole bénéficie d'une audience croissante. Chacune de ses interventions est largement relayée dans les médias conservateurs et monarchistes, mais également sur les réseaux sociaux où elles alimentent régulièrement les débats sur l'autorité de l'État, la sécurité ou encore l'identité française. Cette visibilité s'explique en partie par la singularité de son statut. Sans prétendre intervenir dans le jeu partisan, le prétendant au trône revendique une parole de long terme, nourrie par l'histoire de la dynastie capétienne dont il est aujourd'hui l'aîné.

Sa tribune intervient surtout dans un contexte où les questions de sécurité figurent parmi les premières préoccupations des Français. « Que saint Louis, modèle des justiciers, puisse nous faire retrouver la voie d'un État de Justice, protecteur et épanouissant », conclut-il, résumant ainsi la vision institutionnelle qu'il défend depuis plusieurs années, se positionnant comme une alternative si tel est le souhait des Français. « Je suis à leur disposition » affirme-t-il régulièrement lors de ses interviews données à la presse. Rien n’est moins sur mais tout est possible au regard de la crise politique et socio-économique qui secoue la République française depuis quelques années.

Dernièrement, il a attiré l’attention de La France insoumise (LFI). Choqué de voir des tags en forme de fleur de Lys et au nom du prince à Besançon, les membres de ce mouvement d’extrême-gauche se sont plaints du retour de ces « symboles réactionnaires d’un autre temps » et ont exigé qu’une plainte contre soit déposée contre « Louis XX ». Sans obtenir gain de cause.

17% des Français souhaitent le retour de la monarchie selon un sondage BVA daté de 2016.

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Date de dernière mise à jour : 01/07/2026