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Sous le feu des soupçons, Francisco de Borbón clame son innocence

Pris dans la tourmente judiciaire, Francisco de Borbón von Hardenberg sort du silence. Le cousin éloigné du roi Felipe VI dément fermement toute implication dans une affaire de blanchiment d’argent liée à un réseau nébuleux, dénonçant des accusations infondées et des informations médiatiques qu’il juge déformées.

Arrêté cette semaine dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent présumé lié à un réseau international de trafic de stupéfiants, Francisco de Paula Joaquín de Borbón y von Hardenberg-Fürstenberg, 47 ans, est sorti de sa réserve médiatique. Ce cousin éloigné du roi Felipe VI, rejette fermement les accusations portées contre lui et dénonce des informations « inexactes » relayées par certains médias.

Dans un communiqué publié sur le site de l’Ordre de Saint-Lazare dont il un des Grand maitres depuis 2017, il affirme sans ambiguïté n’avoir « tout lien avec des activités illicites de quelque nature que ce soit ». Le fils du duc de Séville, branche de la Maison royale d'Espagne, explique avoir choisi de s’exprimer directement face à l’ampleur prise par l’affaire dans l’opinion publique.

Déclaration du Grand maitre de l4ordre de Saint-Lazare

Une défense qui dénonce de la désinformation

Francisco de Borbón assure que la procédure judiciaire en cours repose sur des éléments qu’il juge infondés. « Compte tenu de l’attention publique entourant les événements récents, je crois approprié de m’adresser à vous directement, avec calme et vérité », écrit-il, dénonçant une couverture médiatique reposant selon lui sur « des inexactitudes, des spéculations et des déformations ».

Reconnaissant faire l’objet d’une enquête, l’aristocrate insiste toutefois sur le caractère préliminaire de la procédure. « La réalité est que je fais actuellement l’objet d’une enquête judiciaire liée à mes activités professionnelles, fondée sur des accusations dépourvues de fondement », affirme-t-il. Il rappelle également avoir respecté les exigences judiciaires : « Je me suis présenté devant le juge comme l’exige la loi, j’ai pleinement coopéré et j’ai ensuite été remis en liberté. ».

Afin d’assurer sa défense, Francisco de Borbón précise avoir fait appel à des spécialistes. « J’ai engagé des conseillers juridiques expérimentés et des experts professionnels afin de veiller à ce que les faits soient traités correctement par les voies légales appropriées et que la vérité prévale en temps voulu », ajoute-t-il.

Au-delà du volet judiciaire, le membre de la famille Borbón inscrit cette affaire dans un contexte qu’il qualifie de plus large. Dans son message, il évoque une pression croissante pesant sur les valeurs chrétiennes et les institutions religieuses. « Nous vivons à une époque où le christianisme, les valeurs chrétiennes et ceux qui vivent ouvertement leur foi sont de plus en plus remis en question, scrutés et parfois délibérément pris pour cible », déclare-t-il.  Une référence directe à son engagement au sein de l’Ordre de Saint-Lazare, organisation caritative et chevaleresque d’inspiration chrétienne. L’aristocrate rappelle l’histoire et la mission spirituelle de cette institution : « Depuis ses origines, il y a plus de mille ans, l’Ordre de Saint-Lazare a perduré parce qu’il est resté ancré dans le Christ, ferme dans ses convictions et inébranlable dans son service envers les malades, les pauvres et les oubliés. ».

Don Franciso de Bourbon @wikicommons

Une enquête qui se poursuit

Face aux accusations, Francisco de Borbón revendique son engagement religieux et affirme sa détermination à poursuivre ses responsabilités. « Je demeure ferme dans ma foi chrétienne et dans ma responsabilité de défendre la mission, la dignité et les fondements spirituels de notre Ordre. Je ne renoncerai pas à cet appel », assure-t-il.

Concluant son communiqué sur une note empreinte de spiritualité et de confiance judiciaire, il déclare : « Je place ma confiance dans la providence de Dieu, dans la vérité et dans la justice, et je suis convaincu que cette affaire sera résolue dans le respect de la procédure régulière. »

Francisco de Borbón a comparu devant l’Audience nationale après son arrestation le 3 février 2026, dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent lié à un trafic international de stupéfiants. Remis en liberté sous caution de 50 000 €, il est soupçonné par la police d’avoir eu des liens avec un réseau présumé dirigé par Ignacio Torán et opérant notamment au Panama et à São Tomé-et-Principe. Réfutant de telles allégations portées contre lui, il conteste également les informations le reliant à plusieurs entités financières — Be Bank, ET Bank et VXL Bank — que la police considère comme des banques non déclarées. Selon lui, ces structures n’ont jamais obtenu d’agrément bancaire et n’ont donc jamais exercé d’activité financière. Il précise enfin que la société ET Finntech, associée par les enquêteurs à l’une de ces banques, était selon lui une entreprise de développement de logiciels, sans activité bancaire ni liée aux cryptomonnaies.

L’enquête judiciaire se poursuit désormais pour déterminer son éventuelle implication dans ce réseau présumé. À ce stade, aucune mise en accusation formelle n’a été annoncée, ni inculpation par le tribunal. L’affaire continue de susciter une forte attention médiatique en Espagne au regard de son statut au sein de la Maison royale.

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Date de dernière mise à jour : 06/02/2026